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November 21 ...Vous écoutez ....
Nous y voilà...alors je me joint au consensus planétaire pour vous souhaiter à tous une bonne année.
Le foie fatigué, le coeur emballé par l'amour partagé en famille,entre amis, entre humains, par les échanges intarrissables de musique, , par la quête inachevée qui percute pour renaitre enfin apaisée, par le désir de connaitre..
Nouvelle année... Il y a au moins un jour où l'humanité prend son envol, c'est beau mais lors des 364 autres, ne pouvons-nous pas agir?
allez un pt'it cadeau de bonne année:
http://www.lejo.nu/accordeon.html
Bonne visite à vous tous ...
2OO6...enfin plus fraternelle?
A tous ceux pour qui les valeurs de liberté, de fraternité et d’égalité prennent tout leur sens au quotidien.
Les rendez-vous de fin d’année sont aussi des rendez-vous de la fraternité. Ce n’est pas seulement une devise , mais d’abord une compétence à exercer en ensemble
Auteur : Anicette DANIEL éducatrice, auteur d’ouvrages « apprendre à exercer les libertés, «initiation au droit pour enfants » éditions l’Harmattan de « petites violences ordinaires » en cours de publication et de nombreux articles pour la revue Lien Social.
Il est une compétence particulière qui ne s’apprend pas à l’université, encore moins dans des livres. Elle ne peut se révéler qu’en autorisant l’écoute, en se laissant écouter pour accéder peut-être à une rencontre d’exception. Pour cela, le silence est un outil précieux de préparation à cette disponibilité toujours extra- ordinaire. Il renvoie chacun au travail long et délicat, lent, fastidieux, souvent douloureux que l’on fait sur soi-même pour améliorer son attention à ce que peut bien vouloir dire l’autre. Ce silence est à la rencontre ce que le blanc est en peinture, le contraire d’un espace laissé vide, une couleur à part entière toujours présente pour affiner les nuances. Quand on ne l’a pas vécu, les mots ne suffisent pas pour en communiquer la portée.
Cette compétence si singulière ne s’enseigne pas en théories. Il n’existe aucun certificat qui puisse en attester. Les personnes qui ont subi tant d’épreuves pour survivre savent la percevoir entre toutes. Elle appartient aux plus grands d’entre nous, ouvriers d’humanité., maîtres artisans de cette entreprise unique. Il faut le faire savoir à tous ceux qui donnent la nausée pour tout le mépris qu’ils dégagent dans leur posture raidie, glaçante, leur regard de dédain, sans le moindre respect des autres qu’ils dépouillent parfois scandaleusement de la dignité à la quelle tout le monde a droit, à ceux là qui vous qui laissent sans voix, sans mot, sans commentaires.
Qu’est ce que cette aptitude que je situe en haut de l’échelle et si difficile à atteindre, si ce n’est d’apprendre à respecter le matériau, façonner pierre après pierre, avec persévérance, un édifice commun ! Elle est en effet exceptionnelle par son investissement dans le souci permanent de l’autre, sa capacité au dépassement de soi., sa capacité à encourager chacun à trouver par lui-même comment tailler « sa pierre ». Elle est hors du commun par son énergie à communiquer assez de forces afin d’ élever l’édifice. Cette qualité se reconnaît enfin par sa puissance à promouvoir des valeurs de respect et de dignité au sein de notre appartenance au genre humain Toute la grandeur d’une telle référence réside, non dans un diplôme obtenu on ne sait comment, dans une spécialité inscrite à l’ordre, mais dans l’humilité à exercer sa tâche, sa mission, son métier sans ébruiter plus qu’il ne faut les avancées des travaux.
Une pierre seule, même bien taillée, apportée à l’édifice n’a jamais représenté l’édifice tout entier. Certains sont tellement minés d’orgueil, débordés par principe sur le sujet, qu’ils fabriquent bien plus un mur, celui de la méfiance, du rejet, de la haine et du mépris qui pourraient bien, en continuant ainsi anéantir tous les efforts des autres. Nous devrions savoir depuis longtemps que le Palais n’est jamais bâti, sauf provisoirement parfois. Les plus grands ne sont jamais dans la lumière. Nous devrions plus souvent leur dire toute notre gratitude, pour savoir nous aider à grandir en humanité, la seule finalité qui vaille en reconnaissance.
La carte de visite, affichée comme une médaille de guerre, n’a jamais remplacé cette compétence. Elle produit de l’étroitesse d’esprit malheureusement bien souvent, fabrique de minables spécialistes bourrés de certitudes qui nous assomment de « prêts à croire », le tout enveloppé de formules pimpantes qui relèguent les interlocuteurs à l’état d’objets dépossédés de la seule vraie richesse, la subjectivité de l’homme pensant. Ces médaillés en toc se servent de nous comme en supermarché, pour produire du prétexte dans le seul but d’exproprier notre travail jusqu’à confisquer le respect qu’ils nous doivent. Petits contre- maîtres égarés dans la médiocrité, ils se prendraient presque pour de grands Maîtres de l’Univers. Alors il vaut mieux faire preuve de grande prudence en les croisant car ce sont des incapables en empathie.
On ne doit pas traiter des affaires humaines comme on traite une question statistique ou comptable. Combien n’hésitent plus à se cacher derrière des additions, à déserter la place de la République pour se laisser emporter par le chant des sirènes les invitant à rejoindre eux aussi les zones commerciales.
La véritable notoriété en humanité ne s’affiche pas et n’a pas besoin de décorum Les plus grands ont toujours été les plus discrets, les plus humbles, concentrés sur leur recherche pour faire progresser l’humanité au jour le jour, proposant simplement leur façon d’être, leur combativité au service de leurs semblables autant que d’eux-mêmes, capables de transcender les différences, de confronter les idées, d’échanger pendant que les petits s’affrontent et distillent de la stérilité.
La fraternité n’est pas une devise monnayable.
Elle se vit, se ressent, se construit pas à pas par l’expérience, l’expérimentation, le tâtonnement, les erreurs, les remises en cause. Elle fait appel à l’intelligence, à l’esprit et au cœur de chacun pour s’inscrire, de la place qu’on occupe, dans ce processus d’humanisation qui ne s’achève jamais. Peut-on espérer atteindre un jour cette compétence si importante ? En ce qui me concerne, je pense encore qu’il ne faut jamais désespérer d’ y parvenir malgré le Monde tel qu’il est, car l’enjeu en vaut la chandelle.
Anicette DANIEL le 20 décembre 2005
"Une personne compatissante, voyant un papillon lutter pour se libérer de son cocon, et voulant l'aider, écarta avec beaucoup de douceur les filaments pour dégager une ouverture. Le papillon libéré sortit du cocon et battit des ailes mais ne put s'envoler.
Ce qu'ignorait cette personne compatissante, c'est que c'est seulement au travers du combat pour la naissance que les ailes peuvent devenir suffisamment fortes pour l'envol. Sa vie raccourcie, il la passa à terre, jamais il ne connut la liberté, jamais il ne vécut réellement "
Ruth Stansford
METAPHORE
Voyages et rencontres…
« Il est des douleurs qui ont perdu la mémoire Et qui ne se souviennent pas pourquoi elles sont douleurs. » A. Porchia
Amare : une vieille racine latine d’une famille de mots desquels nous tirons nombres de chansons, d’histoires ou de querelles.
Amare : aimer qui donne amour, amitié – aimer…l’autre, lui attribuer ce que l’on suppose mais qui n’est pas.
De cette question en viennent d’autres… Et puis vient se glisser sans aucun doute à mon insu, un même mot : amarre.
Il est des rapprochements phonétiques intéressant si tant est que l’on en accepte les tortueux chemins.
L’idée est lancée.
Le lien entre ce verbe et cet objet viendrait à point nommé pour parler de l’acte éducatif, de la relation (relier) éducative. Les amarres sont ces cordes qui viennent faire tenir les bateaux contre des quais ou autres pontons.
Les bateaux viennent se ravitailler, se faire réparer, charger leurs cales ou les décharger. Ensuite, ils repartent pour de plus ou moins longues traversées. Descendre une rivière, la remonter. Traverser un détroit, un océan ou faire le tour du monde…Ils s’en vont et reviennent…ou pas.
Les ports d’attaches eux, sont là, ils ne bougent pas à moins qu’un raz de marée ne soit venu réduire à néant ce lieu où chacun peut venir s’arrêter.
Ne serions pas nous pauvres fous d’éducateur que nous sommes, seulement comme ces quais qui semblent toujours attendrent les petites barques nerveuses, les plus jolis voiliers ou les vieux paquebots abîmés par le temps les voyages et les tempêtes. Ne sommes nous pas là tous simplement comme tous les autres humains à dispositions de ceux-ci pour que chacun viennent s’amarrer à nos quais ?
La vie serait l’océan, la mer…
C’est parce que nous quittons le tumulte de la vie pour nous amarrer quelque part que nous pouvons survivre… C’est parce que nous pouvons détacher nos amarres pour affronter un ailleurs que nous pouvons vivre…
Si la mer symbolisait la vie et les routes empruntées découvertes par nos aînés qui suivaient les étoiles Si la mer était le passage entre deux rencontres. Si la mer était la vie tel l’entre-deux, l’antre d’eux… Nous aurions besoin de ces lieux, temps comme des respirations nécessaires.
Si, par malheur la mer était cette mère, toute entière, suffisante, enveloppante où l’enfant risque de se noyer et d’y perdre la vie ou le sens des trajectoires.
Si l’enfant se perdait dans cette mère inconsciente de ce qu’elle engendre s’imaginant comme pour faire valoir le sens même de sa vie qu’elle peut être tout…La vie et les rencontres.
Les rencontres seraient impossible, les entre-deux inexistants et pas d’étoiles pour montrer le chemin.
Comment accueillir la petite barque nerveuse qui revient d’une longue traversée éprouvante ?
Faut-il avoir chercher soi-même un espace possible chez un autre que soi pour s’y amarrer ?
Faut-il avoir été perdu au milieu de l’océan à la recherche d’un lien solide, qui nous reliera à un bout de terre ferme où nous pouvons nous reposer ? Le travail de l’éducateur est peut être là. Sûr de pouvoir proposer un attachement sincère, a toutes épreuves et sans attente d’aucun retour. Il est le point d’ancrage dans le temps, l’espace sans savoir si ce qu’il donne aura un effet, sans penser qu’il peut guérir ou réparer, il est là.
L’éducateur devra savoir qu’il sera soumis à de rudes tensions, qu’il pourra verser des larmes de tristesse, de joie ou de fatigue. Il verra ses amarres s’emmêler, il en perdra son latin, voudra comprendre…
Chacun des soubresauts de celui qu’il accueille le fera vaciller. Cela le rendra plus humain encore. Il doutera de tout, il serra empêtré dans un sac de nœud, verra la fin de l’histoire et pendant ce temps là, la petite barque venue chercher on ne sait trop quoi au fond aura trouvé. Le départ sera peut être dur. Le plus grand réconfort n’est il pas de voir voguer un petit bateau vers le grand large sachant qu’il peut revenir ?
Les amarres qui seront faites pour empêcher tout départ, tels des sacs de nœuds impossibles à démêler, celles qui seront trop fragile pour sécuriser et celles encore qui seront tendues contre attente d’un paiement impensable n’auront pour effet seulement de briser, faire fuir toutes embarcations venues malencontreusement y trouver refuge…
Au détour de la vie, je pose mes valises toujours dans le même port, celui-là qui me propose avec retenue de me retenir. Chaleureux, rassurant, il m’extirpe des chemins les plus risqués où j’ai failli me perdre tout entier et y perdre la vie. Lieu de repos, d’amour…je puis m’y amarrer aussi longtemps que je le souhaite.
Il existe aussi une petite île où je m’arrête pour peu de temps, régulièrement. C’est un banc de sable, une bouée…ce dont j’ai besoin.
Puis une multitude d’endroits plus ou moins rassurant où je peux m’amarrer. Parfois c’est une erreur et parfois non.
Je connais des éducateurs dans un tout petit coin de campagne qui offrent à des enfants perdus un endroit où la vie est possible.
On peut y tisser des liens repartir, revenir sachant que l’on y sera accueilli tel que l’on est avec son histoire et ses soucis.
Les enfants n’y sont pas réduits à ce qu’ils nous montrent d’eux-mêmes, des déchets, pour qui il n’y aurait plus rien à faire.
Les histoires familiales les ayant parfois inscrits comme mauvais, réceptacles de toutes les douleurs de parents maltraîtants.
Dans cette vieille bâtisse au milieu des marais il fait parfois bon s’y échouer…pour être remis à flots.
Amarrer… du rêve à la réalité.
Emmanuel PINARD
S'ils passent près de vous, allez y !!!!!!!
Co évolution...
"Apprenez nous l'enthousiasme Enseignez nous l'étonnement de découvrir. N'apportez pas seulement vos réponses. Réveillez nos questions, Accueillez surtout nos interrogations. Appelez nous à respecter la vie.
Apprenez nous à échanger, à partager, à dialoguer. Enseignez nous les possibles de la mise en commun. N'apportez pas seulement votre savoir. Réveillez notre faim d'être, Accueillez nos contradictions et nos tâtonnements. Appelez nous à grandir à la vie.
Apprenez nous le meilleur de nous-même. Enseignez nous à regarder, à explorer, à toucher l'indicible. N'apportez pas seulement votre savoir faire. Réveillez en nous le goût de l'engagement. Accueillez notre créativité pour baliser un devenir. Appelez nous à enrichir la vie.
Apprenez nous la rencontre avec le monde, Enseignez nous à entendre au-delà des apparences. N'apportez pas seulement de la cohérence et des bribes de vérités, Éveillez en nous la quête du sens. Accueillez nos errances et nos maladresses. Appelez nous à entrer dans une vie plus ardente.
Il y a une urgence vitale."
Par intérim Jacques Salomé, pour un printemps à venir
Quand les mots blessent...
Il est rare que les parents entendent VRAIMENT ce qu’ils disent. Nos paroles manquent de cohérence. Pire, elles sont trop souvent blessantes, parfois même traumatisantes pour un enfant qui prend les mots au pied de la lettre. Denis Donovan, spécialiste de la communication parents-enfants, nous énumère les travers à éviter :
- Ne pas faire correspondre les paroles aux intentions : Quand on dit à un enfant : " est-ce que tu vas t’arrêter ? ", ce n’est pas dire arrête toi. Dans un cas, vous posez une question sur une intention, dans l’autre vous communiquez votre désir : l’arrêt d’une action. ![]() - Transmettre une émotion comme seul message : " Quand vous punissez dans un accès de colère, l’enfant se focalise avant tout sur votre colère - explique le pédopsychiatre. Or, chaque fois que l’enfant vit ce déplacement du centre d’intérêt, vous concentrez sur vous-même toute son attention, et non sur le comportement que vous essayez de modifier ". ![]() - Dépersonnaliser l’enfant :
" Nous avons bien travaillé ", " Nous avons été à l’anniversaire d’un tel "… Le nous collectif, très souvent employé par les parents, a tendance à dépersonnaliser l’enfant qui lutte pour exister en tant qu’individu ! Attention à ne pas nier l’identité propre de votre enfant ! ![]() Les parents étouffent aussi trop souvent les sentiments de leurs enfants par des phrases apparemment anodines, du type " c’est ridicule, d’avoir peur ", " tu ne devrais pas être triste "... Et comme le souligne la psychologue Anne Bacus : " les sentiments des enfants ont le droit d’être exprimés et doivent être respectés ". - Donner des étiquettes ou des jugements définitifs : " Tu es méchant ", " Tu es un paresseux "… sont autant de jugements définitifs prononcés au quotidien par des parents qui ne mesurent pas assez l’impact de leurs discours. Or, les mots peuvent faire très mal, comme l’explique la psychologue Anne Bacus : " les étiquettes appliquées à l’enfant sont toujours déconseillées. L’enfant va avoir tendance à s’y conformer (pourquoi essayer de changer, puisque de toute façon je suis comme ça ?) ".
- " Tu me rends malade ", "Tu me rends folle "… Ces formules ont toutes une portée culpabilisante pour les enfants qui, encore une fois, prennent les mots au pied de la lettre. Ayez toujours en tête que votre enfant est une… petite personne et non un adulte ! Il n’a pas toujours les armes pour décrypter vos messages. ![]() Eric Vidoni,http://www.artweb-market.com/vidoni_eric.htm Banlieues : les lieux du bannissement.
« Si vous ne croyez pas à la science-fiction, c’est bien sur que vous n’avez jamais vécu en banlieue » Maurice G. Dantec, in Villa vortex.
Banlieue : lien de bannissement , situé à une lieue d’éloignement de la cité. No man’s land (terre sans homme) Les banlieues flambent ; les explications de l’embrasement aussi. Selon les retours de flamme, la faillite des banlieues, c’est la faute (dans le désordre) : du logement, de l’emploi, l’immigration, la sécurité, l’éducation, la vie quotidienne, le modèle social français. 7 causes comme au jeu des 7 familles, c’est en tout cas ce que résumait le Figaro du 9 novembre. La question, c’est qu’on a beau s’attaquer à des remèdes sur ces 7 plans, rien n’y fait. Qu’on tire à droite ou qu’on porte à gauche.
On savait bien, ça se disait, que ça allait péter, mais on l’a pas vu venir ou on n’a pas voulu le voir. Chacun cherche des causes extérieures aux jeunes eux-mêmes. Les seuls mots pour les désigner, toujours de l’extérieur, échappés de la bouche d’un représentant du peuple : racaille , terme apparu au XII é siècle, « qui racle » et fait un travail de bas étage ; et le soir-même : gangrène, membre pourri qu’il faut couper. Autres mots entendus dans d’autres bouches : vermine, rats… Autant d’explications qui visent une stigmatisation et une déqualification.
Que disent ces jeunes gens de ce qu’ils vivent, et y compris de leur propre violence ? Nul ne le sait. Personne ne le leur a demandé. Qui va se faire passeur de leur parole ? Lorsqu’un certain ministre va soi-disant à la rencontre de la population, c’est pour se mettre en scène en vue d’une échéance électorale. La dite population sert de marche-pied, de faire-valoir, voire de décor : on tourne en live sous les sunlights. Quant aux journalistes ils ne recueillent que des bribes, des phrases et des images tronquées qu’ils enfilent comme des perles pour le journal de 20 heures.
Où sont les lieux d’écoute, les lieux d’adresse du malaise, du malheur ? Seuls les travailleurs sociaux pourraient tenir cette place de chambre d’écho et de passerelle vers les hautes sphères. Les tambours du Bronx battent depuis longtemps : personne ne les entend, que comme un écho lointain, voire folklorique. Où sont les clubs de prévention, les éducs de rue ? Deux éducs pour toute une cité, faut pas rigoler. Le travail social est une visée à long terme, pas dans l’urgence. Avec une hypothèse de base unique, clinique : ce qui ne peut se dire avec des mots se dit avec … des maux. Et ça fait mal !
Question subsidiaire : en quoi les centres de formation préparent-ils à ce travail de soutien, d’accueil, d’écoute, d’accompagnement au long cours ? Ce n’est pas un cours en amphi sur la sociologie urbaine, ou quelques statistiques sur le chômage ou la pénurie de logements, le tout agrémenté d’un témoignage d’une Régie de quartier qui peut permettre à de futurs travailleurs du social de soutenir cette place. Cette place à soutenir est, je le répète, clinique, au sens premier de rencontre de celui qui est en souffrance, là où il souffre. Elle s’instaure dans une relation de confiance et de « transfert » avec les habitants d’un quartier et chaque habitant qui demande un soutien, un par un. C’est un travail sur le long terme, peu visible. Les résultats ne peuvent être quantifiés simplistement. Un travail où chaque sujet compte. Ça demande pas mal d’humilité.
Y aurait-il des cours d’humilité dans les centres de formation ? ça se saurait. ça s’apprend, ça ne s’enseigne pas, cette posture. Ça s’apprend comment ? Dans des espaces d’élaboration où l’on croise pratique et concepts pour la lire. Qu’en est-il dans les espaces de formation et sur le terrain de ces lieux d’élaboration ? Que font savoir les travailleurs sociaux de ce qu’ils vivent au quotidien ? Où écrivent-ils ce qu’ils font ? Où témoignent-ils de ce qu’ils savent à côtoyer à longueur d’année les plus démunis?
Si l’on prenait les choses par ce bout peut-être alors que les questions d’évaluation et de rendre-compte prendraient tout leur sens. Faute de ce retour on a beau jeu alors de faire peser l’incurie sur le politique. Tous, quelle que soit notre place, avons un engagement politique à tenir.
Joseph Rouzel, directeur de l’Institut Européen Psychanalyse et travail social. rouzel November 20 ZOOM sur NosFell Nosfell en live et en image :
http://labyala.nosfell.free.fr/photos/nosfellvideo.zip
c'est tellement plus vibrant en live:
http://www.infoconcert.com/html/artiste.php?id=25634&genre=0&when=0000-00-00&dep=0&page=1 (petits chanceux!)
November 03 Vous écoutez la vibration de Magma![]() Un extrait de K.A e chef d'oeuvre qui attendait d'être enregistré en entier
depuis plus de 30 ans
"La musique de Magma évoque un condensé d'influences classiques mêlant
Bartok, Stravinsky, Wagner, Carl Orff (Carmina Burana) à l'influence du jazz
décalé et novateur de John Coltrane (père spirituel de C. Vander), à la
musique d'Europe centrale et au rock mais aussi à l'opéra.
Une musique passant de belles mélodies dépouillées jouées au piano à des envolées électriques fulgurantes de métal en fusion et de machines implacables clouant les spectateurs aux sièges.
Musique grandiose, des morceaux de près d'une heure parfois, grandesfresques lyriques, montée progressive vers un paroxysme, musique parfois répétitive jusqu'à la transe.
Les prémisses du drum' n' bass dans les années 75/76 (De Futura) - le duo basse/batterie a toujours été primordial dans cette musique. Musique de fusion, musique de rave, musique gothique, MAGMA a toujours été précurseur...
Une cour d'inconditionnels de tous horizons et de tous âges suit le groupe. De grands musiciens ont fait leurs vrais débuts dans MAGMA; pour n'en citer que quelques-uns : le guitariste Claude Engel, le bassiste Jannick Top, le violoniste Didier Lockwood, entré dans MAGMA à l'âge de 16 ans et auquel il doit le début de sa carrière internationale... "http://magma.fan.free.fr/intro.html
Discographie:
http://www.zeuhl.info/Discographie/discographie.html
TRois jours après les deux heures d'un autre concert de Magma voici un lien pour une présentation en vidéo de ce group mythique, mon shoot, mon tapis volant! L'histoire de MAgma:
Le livre de Decaune dans son intégralité !
La formation de 1973: (photo du bas à gauche)
Gérard Bikialo (Louis Sarkissian) Claude Olmos Klaus Blasquiz Jannick Top René Garber Christian Vander Michel Graillier
La formation de 2005: (photo de droite)
Emmanuel Borghi et Frédéric d'Oelsnitz, claviers,
Stella Vander, Isabelle Feuillebois et Himiko Paganotti, chanteuses
Antoine Paganotti, chanteur
Ph. Bussonet, bassiste
James MC Gaw,guitariste
Christian Vander batterie
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