Noelle's profilePlanète KObaYaPhotosBlogListsMore Tools Help

Blog


    November 21

    ...

    Vous écoutez .... 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous y voilà...alors je me joint au consensus planétaire pour vous

    souhaiter à tous une bonne année.

     

    Le foie fatigué, le coeur emballé par l'amour partagé en famille,entre amis,

    entre humains, par les échanges intarrissables de musique, , par la quête inachevée qui percute pour renaitre enfin apaisée,  par le désir de connaitre..

     

    Nouvelle année...

    Il y a au moins un jour où l'humanité prend son envol,

     c'est beau

     mais  lors des 364 autres, 

    ne pouvons-nous pas agir? 

     

    allez un pt'it cadeau de bonne année:

     

    http://www.lejo.nu/accordeon.html

     

     

     

     

     

    Bonne visite à vous tous ...

     


     

     

    Image hébérgée par hiboox.com

     

     

     


     

    2OO6...enfin plus fraternelle? 

     

    A tous ceux  pour qui les valeurs de liberté, de fraternité et d’égalité prennent tout leur sens au quotidien.

     

    Les rendez-vous de fin d’année sont aussi des rendez-vous de la fraternité. Ce n’est pas  seulement  une devise , mais d’abord une compétence à  exercer  en ensemble

     

     Auteur : Anicette DANIEL éducatrice, auteur d’ouvrages « apprendre à exercer les libertés, «initiation  au droit pour enfants » éditions l’Harmattan  de « petites violences ordinaires » en cours de publication et de nombreux  articles pour  la revue Lien Social.

     

     

    Il est  une   compétence particulière  qui ne s’apprend   pas à l’université, encore moins  dans des livres.  Elle ne peut se   révéler  qu’en  autorisant  l’écoute, en  se laissant écouter pour accéder peut-être à une   rencontre d’exception. Pour cela, le silence est un outil précieux  de préparation à cette  disponibilité toujours   extra- ordinaire. Il renvoie chacun au   travail long et délicat,  lent, fastidieux, souvent  douloureux que l’on fait sur soi-même pour améliorer son attention à ce que peut bien vouloir dire l’autre. Ce silence est   à la rencontre ce que   le blanc est  en  peinture, le contraire d’un espace laissé vide, une couleur à part entière toujours présente pour affiner les nuances. Quand on ne l’a pas vécu, les mots ne suffisent pas pour en communiquer la portée.

     

     

    Cette compétence si singulière ne s’enseigne pas en théories. Il n’existe aucun certificat qui puisse  en attester. Les personnes qui ont subi tant  d’épreuves  pour survivre  savent la percevoir entre toutes. Elle appartient aux plus grands d’entre nous, ouvriers d’humanité.,  maîtres artisans  de cette entreprise unique. Il faut le faire savoir à tous ceux   qui  donnent la nausée pour  tout  le  mépris qu’ils dégagent dans leur posture raidie, glaçante, leur regard de dédain, sans le moindre respect des autres   qu’ils    dépouillent   parfois scandaleusement  de  la dignité à la quelle tout le monde a droit, à ceux là qui vous qui laissent  sans voix, sans mot, sans commentaires.

     

    Qu’est ce  que   cette  aptitude que je situe  en haut de l’échelle et si difficile à atteindre, si ce n’est  d’apprendre à  respecter le matériau, façonner    pierre après pierre, avec persévérance,  un édifice   commun ! Elle est en effet  exceptionnelle par son investissement dans le   souci permanent   de l’autre, sa capacité au dépassement de soi., sa capacité à  encourager chacun  à trouver  par lui-même comment tailler « sa pierre ». Elle est hors du commun par son énergie à  communiquer assez de forces afin d’ élever l’édifice. Cette  qualité se reconnaît enfin  par sa  puissance à   promouvoir  des valeurs de respect et  de dignité au sein de notre   appartenance au  genre humain

    Toute la grandeur   d’une telle référence réside, non dans  un diplôme obtenu on ne sait comment, dans  une   spécialité  inscrite à l’ordre,   mais dans  l’humilité à exercer sa tâche, sa mission, son métier sans ébruiter plus qu’il ne faut les avancées des travaux.

     

     Une pierre seule, même  bien taillée, apportée à l’édifice n’a jamais représenté l’édifice tout entier. Certains sont tellement minés  d’orgueil, débordés par principe  sur  le sujet, qu’ils fabriquent bien plus  un mur, celui de  la  méfiance, du rejet, de la haine   et  du mépris qui pourraient  bien, en continuant ainsi anéantir tous    les efforts des autres. Nous  devrions savoir depuis longtemps  que  le Palais  n’est jamais bâti, sauf  provisoirement parfois.

     Les plus grands ne sont jamais dans la lumière. Nous devrions plus souvent leur dire toute notre gratitude, pour  savoir  nous aider à grandir en humanité, la seule finalité  qui vaille en  reconnaissance.

     

    La  carte de visite,  affichée   comme une médaille de guerre,  n’a jamais remplacé cette   compétence. Elle   produit    de l’étroitesse d’esprit malheureusement  bien souvent,  fabrique   de  minables    spécialistes bourrés de  certitudes qui nous  assomment   de « prêts à croire », le tout enveloppé de formules pimpantes qui relèguent les interlocuteurs à l’état d’objets dépossédés de la   seule  vraie  richesse, la subjectivité de l’homme pensant. Ces médaillés en toc  se   servent de nous comme en supermarché, pour produire du  prétexte dans le seul but d’exproprier  notre travail  jusqu’à  confisquer le respect qu’ils nous   doivent. Petits contre- maîtres égarés   dans la médiocrité, ils se prendraient presque  pour de  grands Maîtres de l’Univers. Alors  il vaut mieux  faire preuve de grande prudence  en les croisant car ce sont des incapables en empathie.

     

    On   ne doit pas traiter des affaires humaines comme on traite une question  statistique ou comptable. Combien n’hésitent plus à se cacher derrière des additions,  à déserter   la place de la République pour se laisser emporter par le chant des sirènes les invitant à  rejoindre eux aussi  les zones commerciales.

     

     La véritable notoriété en humanité  ne s’affiche pas et n’a pas besoin de décorum Les plus grands ont toujours été les plus discrets, les plus humbles, concentrés sur  leur recherche  pour  faire progresser l’humanité au jour le jour,  proposant simplement leur  façon d’être, leur combativité au service de leurs  semblables  autant que d’eux-mêmes, capables de transcender les  différences, de confronter les idées,  d’échanger pendant que  les petits s’affrontent et distillent  de la  stérilité.

     

    La fraternité n’est pas une devise monnayable.

     

    Elle  se vit, se ressent, se construit pas à pas par l’expérience, l’expérimentation, le tâtonnement, les erreurs, les remises en cause. Elle fait appel à  l’intelligence, à  l’esprit et au  cœur  de chacun pour s’inscrire,  de la place qu’on  occupe, dans  ce processus d’humanisation qui ne s’achève jamais. Peut-on espérer atteindre un jour  cette compétence si importante ? En ce qui me concerne, je pense encore qu’il ne faut jamais désespérer  d’ y parvenir malgré le Monde tel qu’il est, car l’enjeu en vaut la chandelle. 

     

    Anicette DANIEL le 20 décembre 2005

     


     

     

     http://www.lejo.nu/

     

     

     

     


     

     

     

     

     

     

     

    "Une personne compatissante, voyant un papillon lutter

     pour se libérer de son cocon, et voulant l'aider,

     écarta avec beaucoup de douceur les filaments

     pour dégager une ouverture.

    Le papillon libéré sortit du cocon et battit des ailes

    mais ne put s'envoler.

     

    Ce qu'ignorait cette personne compatissante,

    c'est que c'est seulement au travers du combat pour la naissance

    que les ailes peuvent devenir suffisamment fortes pour l'envol.

    Sa vie raccourcie, il la passa à terre,

    jamais il ne connut la liberté,

    jamais il ne vécut réellement "

     

    Ruth Stansford

     


     

     

    METAPHORE

     

    Voyages et rencontres…

     

     

                                        « Il est des douleurs qui ont perdu la mémoire

    Et qui ne se souviennent pas pourquoi elles sont douleurs. »

    A. Porchia

     

     

             Amare : une vieille racine latine d’une famille de mots desquels nous tirons nombres de chansons, d’histoires ou de querelles.

     

    Amare : aimer qui donne amour, amitié – aimer…l’autre, lui attribuer ce que l’on suppose mais  qui n’est pas.

     

    De cette question en viennent d’autres…

    Et puis vient se glisser sans aucun doute à mon insu, un même mot : amarre.

     

             Il est des rapprochements phonétiques intéressant si tant est que l’on en accepte les tortueux chemins.

     

    L’idée est lancée.

     

     

                      Le lien entre ce verbe et cet objet viendrait à point nommé pour parler de l’acte éducatif, de la relation (relier) éducative.

    Les amarres sont ces cordes qui viennent faire tenir les bateaux contre des quais ou autres pontons.

     

             Les bateaux viennent se ravitailler, se faire réparer, charger leurs cales ou les décharger. Ensuite, ils repartent pour de plus ou moins longues traversées.

    Descendre une rivière, la remonter. Traverser un détroit, un océan ou faire le tour du monde…Ils s’en vont et reviennent…ou pas.

     

             Les ports d’attaches eux, sont là, ils ne bougent pas à moins qu’un raz de marée ne soit venu réduire à néant ce lieu où chacun peut venir s’arrêter.

     

             Ne serions pas nous pauvres fous d’éducateur que nous sommes, seulement comme ces quais qui semblent toujours attendrent les petites barques nerveuses, les plus jolis voiliers ou les vieux paquebots abîmés par le temps les voyages et les tempêtes.

    Ne sommes nous pas là tous simplement comme tous les autres humains à dispositions de ceux-ci pour que chacun viennent s’amarrer à nos quais ?

     

     

             La vie serait l’océan, la mer…

     

    C’est parce que nous quittons le tumulte de la vie pour nous amarrer quelque part que nous pouvons survivre…

    C’est parce que nous pouvons détacher nos amarres pour affronter un ailleurs que nous pouvons vivre…

     

             Si la mer symbolisait la vie et les routes empruntées découvertes par nos aînés qui suivaient les étoiles

    Si la mer était le passage entre deux rencontres.

    Si la mer était la vie tel l’entre-deux, l’antre d’eux…

                      Nous aurions besoin de ces lieux, temps comme des respirations nécessaires.

     

    Si, par malheur la mer était cette mère, toute entière, suffisante, enveloppante où l’enfant risque de se noyer et d’y perdre la vie ou le sens des trajectoires.

     

    Si l’enfant se perdait dans cette mère inconsciente de ce qu’elle engendre s’imaginant comme pour faire valoir le sens même de sa vie qu’elle peut être tout…La vie et les rencontres.

     

             Les rencontres seraient impossible, les entre-deux inexistants et pas d’étoiles pour montrer le chemin.

     

     

     

             Comment accueillir la petite barque nerveuse  qui revient d’une longue traversée éprouvante ?

     

    Faut-il avoir chercher soi-même un espace possible chez un autre que soi pour s’y amarrer ?

     

    Faut-il avoir été perdu au milieu de l’océan à la recherche d’un lien solide, qui nous reliera à un bout de terre ferme où nous pouvons nous reposer ?

             Le travail de l’éducateur est peut être là. Sûr de pouvoir proposer un attachement sincère, a toutes épreuves et sans attente d’aucun retour.

    Il est le point d’ancrage dans le temps, l’espace sans savoir si ce qu’il donne aura un effet, sans penser qu’il peut guérir ou réparer, il est là.

     

             L’éducateur devra savoir qu’il sera soumis à de rudes tensions, qu’il pourra verser des larmes de tristesse, de joie ou de fatigue.

    Il verra ses amarres s’emmêler, il en perdra son latin, voudra comprendre…

     

             Chacun des soubresauts de celui qu’il accueille le fera vaciller. Cela le rendra plus humain encore.

    Il doutera de tout, il serra empêtré dans un sac de nœud, verra la fin de l’histoire et pendant ce temps là, la petite barque venue chercher on ne sait trop quoi au fond aura trouvé.

    Le départ sera peut être dur.

    Le plus grand réconfort n’est il pas de voir voguer un petit bateau vers le grand large sachant qu’il peut revenir ?

     

     Les amarres qui seront faites pour empêcher tout départ, tels des sacs de nœuds impossibles à démêler, celles qui seront trop fragile pour sécuriser et celles encore qui seront tendues contre attente d’un paiement impensable n’auront pour effet seulement de briser, faire fuir toutes embarcations venues malencontreusement y trouver refuge…

     

      Au détour de la vie, je pose mes valises toujours dans le même port, celui-là qui me propose avec retenue de me retenir. Chaleureux, rassurant, il m’extirpe des chemins les plus risqués où j’ai failli me perdre tout entier et y perdre la vie.

    Lieu de repos, d’amour…je puis m’y amarrer aussi longtemps que je le souhaite.

     

             Il existe aussi une petite île où je m’arrête pour peu de temps, régulièrement. C’est un banc de sable, une bouée…ce dont j’ai besoin.

     

             Puis une multitude d’endroits plus ou moins rassurant où je peux m’amarrer. Parfois c’est une erreur et parfois non.

     

     Je connais des éducateurs dans un tout petit coin de campagne qui offrent à des enfants perdus un endroit où la vie est possible.

     

    On peut y tisser des liens repartir, revenir sachant que l’on y sera accueilli tel que l’on est avec son histoire et ses soucis.

     

    Les enfants n’y sont pas réduits à ce qu’ils nous montrent d’eux-mêmes, des déchets, pour qui il n’y aurait plus rien à faire.

     

    Les histoires familiales les ayant parfois inscrits comme mauvais, réceptacles de toutes les douleurs de parents maltraîtants.

     

             Dans cette vieille bâtisse au milieu des marais il fait parfois bon s’y échouer…pour être remis à flots.

     

    Amarrer… du rêve à la réalité.

     

     

                                     Emmanuel PINARD

     

     


     

     

     

     S'ils passent près de vous, allez y !!!!!!!

     

     

     

    http://www.poumtchack.com

     

     

     


     

     

     

    Co évolution...

     

     

     

    "Apprenez nous l'enthousiasme Enseignez nous l'étonnement de découvrir. N'apportez pas seulement vos réponses. Réveillez nos questions, Accueillez surtout nos interrogations. Appelez nous à respecter la vie.

     

    Apprenez nous à échanger, à partager, à dialoguer. Enseignez nous les possibles de la mise en commun. N'apportez pas seulement votre savoir. Réveillez notre faim d'être, Accueillez nos contradictions et nos tâtonnements. Appelez nous à grandir à la vie.

     

    Apprenez nous le meilleur de nous-même. Enseignez nous à regarder, à explorer, à toucher l'indicible.

    N'apportez pas seulement votre savoir faire. Réveillez en nous le goût de l'engagement.

    Accueillez notre créativité pour baliser un devenir. Appelez nous à enrichir la vie.

     

    Apprenez nous la rencontre avec le monde, Enseignez nous à entendre au-delà des apparences. N'apportez pas seulement de la cohérence et des bribes de vérités, Éveillez en nous la quête du sens. Accueillez nos errances et nos maladresses. Appelez nous à entrer dans une vie plus ardente.

     

    Il y a une urgence vitale."

     

    Par intérim Jacques Salomé, pour un printemps à venir

     

      

     

     

     


     

     

                  

     
     Quand les mots blessent...

     

     


    Il est rare que les parents entendent VRAIMENT ce qu’ils disent. Nos paroles manquent de cohérence. Pire, elles sont trop souvent blessantes, parfois même traumatisantes pour un enfant qui prend les mots au pied de la lettre. Denis Donovan, spécialiste de la communication parents-enfants, nous énumère les travers à éviter :

     


    - Ne pas faire correspondre les paroles aux intentions :
    Quand on dit à un enfant : " est-ce que tu vas t’arrêter ? ", ce n’est pas dire arrête toi. Dans un cas, vous posez une question sur une intention, dans l’autre vous communiquez votre désir : l’arrêt d’une action.

    - Transmettre une émotion comme seul message :
    " Quand vous punissez dans un accès de colère, l’enfant se focalise avant tout sur votre colère - explique le pédopsychiatre. Or, chaque fois que l’enfant vit ce déplacement du centre d’intérêt, vous concentrez sur vous-même toute son attention, et non sur le comportement que vous essayez de modifier ".

    - Dépersonnaliser l’enfant :
    " Nous avons bien travaillé ", " Nous avons été à l’anniversaire d’un tel "… Le nous collectif, très souvent employé par les parents, a tendance à dépersonnaliser l’enfant qui lutte pour exister en tant qu’individu ! Attention à ne pas nier l’iden
    tité propre de votre enfant !
     
     
     

    Les parents étouffent aussi trop souvent les sentiments de leurs enfants par des phrases apparemment anodines, du type " c’est ridicule, d’avoir peur ", " tu ne devrais pas être triste "... Et comme le souligne la psychologue Anne Bacus : " les sentiments des enfants ont le droit d’être exprimés et doivent être respectés ".

    - Donner des étiquettes ou des jugements définitifs :
    " Tu es méchant ", " Tu es un paresseux "… sont autant de jugements définitifs prononcés au quotidien par des parents qui ne mesurent pas assez l’impact de leurs discours. Or, les mots peuvent faire très mal, comme l’explique la psychologue Anne Bacus : " les étiquettes appliquées à l’enfant sont toujours déconseillées. L’enfant va avoir tendance à s’y conformer (pourquoi essayer de changer, puisque de toute façon je suis comme ça ?) ".

     


    -
    Culpabiliser l’enfant :
    " Tu me rends malade ", "Tu me rends folle "… Ces formules ont toutes une portée culpabilisante pour les enfants qui, encore une fois, prennent les mots au pied de la lettre. Ayez toujours en tête que votre enfant est une… petite personne et non un adulte ! Il n’a pas toujours les armes pour décrypter vos messages.
     
     
     
     

    Eric Vidoni,http://www.artweb-market.com/vidoni_eric.htm

     

     

    Banlieues : les lieux du bannissement.

     

    « Si vous ne croyez pas à la science-fiction, c’est bien sur que vous n’avez jamais vécu en banlieue » Maurice G. Dantec, in Villa vortex.

     

    Banlieue : lien de bannissement , situé à une lieue d’éloignement de la cité. No man’s land (terre sans homme)

    Les banlieues flambent ; les explications de l’embrasement aussi. Selon les retours de flamme, la faillite des banlieues, c’est la faute (dans le désordre) : du logement, de l’emploi, l’immigration, la sécurité, l’éducation, la vie quotidienne, le modèle social français. 7 causes comme au jeu des 7 familles, c’est en tout cas ce que résumait le Figaro du 9 novembre. La question, c’est qu’on a beau s’attaquer à des remèdes sur ces 7 plans, rien n’y fait. Qu’on tire à droite ou qu’on porte à gauche.

     

    On savait bien, ça se disait, que ça allait péter, mais on l’a pas vu venir ou on n’a pas voulu le voir. Chacun cherche des causes extérieures aux jeunes eux-mêmes. Les seuls mots pour les désigner, toujours de l’extérieur, échappés de la bouche d’un représentant du peuple : racaille , terme apparu au XII é siècle, « qui racle » et fait un  travail de bas étage ; et le soir-même : gangrène, membre pourri qu’il faut couper. Autres mots entendus dans d’autres bouches : vermine, rats… Autant d’explications qui visent une stigmatisation et une déqualification.

     

    Que disent ces jeunes gens de ce qu’ils vivent, et y compris de leur propre violence ? Nul ne le sait. Personne ne le leur a demandé. Qui va se faire passeur de leur parole ?   Lorsqu’un certain ministre va soi-disant à la rencontre de la population, c’est pour se mettre en scène en vue d’une échéance électorale. La dite population sert de marche-pied, de faire-valoir, voire de décor : on tourne en live sous les sunlights. Quant aux journalistes ils ne recueillent que des bribes, des phrases et des images tronquées qu’ils enfilent comme des perles pour le journal de 20 heures.

     

    Où sont les lieux d’écoute, les lieux d’adresse du malaise, du malheur ? Seuls les travailleurs sociaux pourraient tenir cette place de chambre d’écho et de passerelle vers les hautes sphères. Les tambours du Bronx battent depuis longtemps : personne ne les entend, que comme un écho lointain, voire folklorique. Où sont les clubs de prévention, les éducs de rue ? Deux éducs pour toute une cité, faut pas rigoler. Le travail social est une visée à long terme, pas dans l’urgence. Avec une hypothèse de base unique, clinique : ce qui ne peut se dire avec des mots se dit avec … des maux. Et ça fait mal !

     

     

    Question subsidiaire : en quoi les centres de formation préparent-ils à ce travail de soutien, d’accueil, d’écoute, d’accompagnement au long cours ? Ce n’est pas un cours en amphi sur la sociologie urbaine, ou quelques statistiques sur le chômage ou la pénurie de logements, le tout agrémenté d’un témoignage d’une Régie de quartier qui peut permettre à de futurs travailleurs du social de soutenir cette place. Cette place à soutenir est, je le répète, clinique, au sens premier de rencontre de celui qui est en souffrance, là où il souffre. Elle s’instaure dans une relation de confiance et de « transfert »  avec les habitants d’un quartier et chaque habitant qui demande un soutien, un par un. C’est un travail sur le long terme, peu visible. Les résultats ne peuvent être quantifiés simplistement. Un travail où chaque sujet compte. Ça demande pas mal d’humilité.

     

    Y aurait-il des cours d’humilité dans les centres de formation ? ça se saurait. ça s’apprend, ça ne s’enseigne pas, cette posture. Ça s’apprend comment ? Dans des espaces d’élaboration où l’on croise pratique et concepts pour la lire. Qu’en est-il dans les espaces de formation et sur le terrain de ces lieux d’élaboration ? Que font savoir les travailleurs sociaux de ce qu’ils vivent au quotidien ? Où écrivent-ils ce qu’ils font ? Où témoignent-ils de ce qu’ils savent à côtoyer à longueur d’année les plus démunis?

     

    Si l’on prenait les choses par ce bout peut-être alors que les questions d’évaluation et de rendre-compte prendraient tout leur sens. Faute de ce retour on a beau jeu alors de faire peser l’incurie sur le politique. Tous, quelle que soit notre place, avons un engagement politique à tenir.

     

    Joseph Rouzel, directeur de l’Institut Européen Psychanalyse et travail social. rouzel

    www.psychasoc.com

    November 20

    ZOOM sur NosFell

     

     Nosfell en live et en image :

     

     http://labyala.nosfell.free.fr/photos/nosfellvideo.zip

     

     

     

     

     

    c'est tellement plus vibrant en live:

     

    http://www.infoconcert.com/html/artiste.php?id=25634&genre=0&when=0000-00-00&dep=0&page=1 (petits chanceux!)

     

    November 03

    Vous écoutez la vibration de Magma

     
     Pöhlö
     
     
    Un extrait de K.A e chef d'oeuvre qui attendait d'être enregistré en entier
    depuis plus de 30 ans
     
      

     
    "La musique de Magma évoque un condensé d'influences classiques mêlant
    Bartok, Stravinsky, Wagner, Carl Orff (Carmina Burana) à l'influence du jazz
    décalé et novateur de John Coltrane (père spirituel de C. Vander), à la  
    musique d'Europe centrale et au rock mais aussi à l'opéra.
     
    Une musique passant de belles mélodies dépouillées jouées au piano  à des envolées électriques fulgurantes de métal en fusion et de machines implacables clouant les spectateurs aux sièges.
     
    Musique grandiose, des morceaux de près d'une heure parfois, grandesfresques lyriques,  montée progressive vers un paroxysme, musique parfois répétitive jusqu'à la transe.
     
    Les prémisses du drum' n' bass dans les années  75/76 (De Futura) - le duo basse/batterie a toujours été primordial dans cette musique. Musique de fusion, musique de rave, musique gothique, MAGMA a toujours été précurseur...
     
    Une cour d'inconditionnels de tous horizons et de tous âges suit le groupe. De grands musiciens ont fait leurs vrais débuts dans MAGMA; pour n'en citer que quelques-uns : le guitariste Claude Engel, le bassiste Jannick Top, le violoniste Didier Lockwood, entré dans MAGMA à l'âge de 16 ans et auquel il doit le début de sa carrière internationale... "http://magma.fan.free.fr/intro.html
     
     
     

    Pöhlö

     

     

     

    Discographie:

     

    http://www.zeuhl.info/Discographie/discographie.html

     

     


     

     TRois jours après les deux heures d'un autre concert de Magma voici un lien pour une présentation en vidéo de ce group mythique, mon shoot, mon tapis volant!

     
      
     
     
     
     
    L'histoire de MAgma:
     
     

     

    Le livre de Decaune dans son intégralité !


     

     Pöhlö


     

    La formation de 1973: (photo du bas à gauche)

     

      Gérard Bikialo    (Louis Sarkissian)  Claude Olmos  

     Klaus Blasquiz   Jannick Top 

    René Garber      Christian Vander    Michel Graillier

     

     kÖmar

     

    La formation de 2005:  (photo de droite)

     

      

     Emmanuel Borghi et Frédéric d'Oelsnitz, claviers,

     

    Stella Vander, Isabelle Feuillebois et Himiko Paganotti,  chanteuses

     

    Antoine Paganotti, chanteur

     

     Ph. Bussonet,  bassiste

         

    James MC Gaw,guitariste   

     

     Christian Vander batterie