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August 06

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Esteron...l'adoption
May 23

des mots...

"On ne peut rien enseigner à autrui.
On ne peut que l'aider à le découvrir lui-même."

 

Galileo Galilei (1564-1642)

 

 

 

 

 

 

Galilée,

un des plus grands physiciens de tous les temps, fut le premier à tenter de mesurer la vitesse de la lumière, sans d’ailleurs y parvenir ;)

May 22

Pas de zero de conduite...la Presse en parle!

 
 
Pierre Delion : « Il y a confusion entre prévention et prédiction... »
 

Pour le chef du service de pédopsychiatrie au CHU de Lille, lier troubles du comportement et délinquance future relève de l’escroquerie intellectuelle.

 

Reprenant à son compte les conclusions de l’INSERM sur les troubles de comportement des enfants, Nicolas Sarkozy propose de mettre en place un système de détection des « futurs délinquants ». Qu’en pensez-vous ?

 

Pierre Delion. Nicolas Sarkozy n’est pas un professionnel de la petite enfance et encore moins un pédopsychiatre. On peut même se demander s’il n’est pas encore dans l’enfance du métier d’homme politique pour avancer de telles idées avec autant de désinvolture ! Que l’on me comprenne bien : proposer de dépister très tôt des troubles psychiques chez l’enfant afin d’améliorer son état de santé, de faciliter son intégration dans la famille, je suis à 100 % pour. En revanche, je suis hostile au fait que cette question du dépistage précoce soit détournée à des fins politiques. Et serve, au final, des policiers et un ministre de l’Intérieur en quête de moyens faciles, et simplistes, pour faire taire les problèmes complexes de la violence en banlieue.

 

Et sur le plan scientifique ?

Pierre Delion. Au fond, on fait une grave confusion entre l’idée de prévention des maladies et celle, complètement aléatoire, de prédiction de ce que deviendront les symptômes d’une maladie survenue à un moment donné chez l’enfant. Pour une simple grippe, on ne sait même pas dire avec certitude qui est susceptible de la contracter ! Autant dire que faire des prédictions sur un sujet aussi complexe que les troubles psychiques et mentaux relève de l’escroquerie intellectuelle... En aucun cas, moi, pédopsychiatre, je ne peux vous dire si un enfant de trois ans qui a aujourd’hui des troubles du comportement sera dans dix ans un délinquant. Ce serait, au minimum, évacuer le poids de la famille, de l’école, de l’environnement socio-économique qui, tous, interfèrent et peuvent modifier la situation à tout moment.

 

Tout de même, certains troubles du comportement, jeune, ne favorisent-ils pas des comportements à risque plus tard ?

 

Pierre Delion. Effectivement, il y a des enfants qui, en dessous de six ans, présentent des troubles du comportement très inquiétants. C’est rare, mais ça existe. Ceci dit, même face à ceux-là, je ne peux pas dire, à l’instant où je le vois : celui-là sera délinquant à l’adolescence ! Ma perspective, c’est celle du médecin qui va essayer, à partir de symptômes, de faire en sorte que cet enfant aille mieux. Je ne suis pas dans une perspective de dépistage statistique, effectué par un scientifique qui ne voit que le danger potentiel du patient et laisse de côté l’acte médical.

 

Que pensez-vous de l’usage de psychotropes (1) chez le tout jeune enfant ?

 

Pierre Delion. Sauf cas rarissime, aucun psychotrope ne doit être prescrit en deçà de six ans. Et d’une manière générale, la prise en charge des enfants doit se faire avant tout sur un plan relationnel, éducatif et thérapeutique. Malheureusement, on assiste aujourd’hui à de véritables abus. De l’avis général des pédopsychiatres et neuropédiatres, la Ritaline, cette amphétamine prescrite dans le traitement de l’hyperactivité de l’enfant, fait l’objet d’une consommation largement excessive. Sur dix enfants qui en prennent aujourd’hui, seul un en a réellement besoin.

 

Pourquoi cette tendance ?

 

Pierre Delion. Il y a une pression forte pour simplifier les problèmes de troubles du comportement et y trouver des réponses immédiates. Or, en recourant aux médicaments, on s’emploie à faire disparaître les symptômes sans vraiment traiter les causes profondes. Il est vrai qu’aujourd’hui, les enfants sont plus agités, plus instables, et cela plus tôt. Il faut se demander pourquoi. Par exemple, dans quelle mesure la précarité de nombreux parents déstabilise les enfants ? Quelles conséquences peut avoir ce que j’appelle « l’allaitement télévisuel » qui se développe de façon exponentielle ? Voilà de vrais problèmes qui appellent d’autres traitements que ceux à base de médicaments. Il faut privilégier les solutions éducatives, celles qui aident notamment les parents à renforcer leur autorité aujourd’hui en crise.

 

L’étude de l’INSERM relève-t-elle de l’affrontement qui sévit entre thérapeutes d’orientation comportementalistes et psychanalystes ?

 

Pierre Delion. Je le pense. Cette étude essaie de justifier le fait qu’il y aurait des réponses préférables à d’autres. Au lieu de réunir un panel représentatif, l’INSERM cible ses experts et propose des réponses très orientées, de types rééducatifs, comportementalistes et chimiothérapiques. Le procédé est détestable. Derrière, on peut se demander à qui profite le crime. Et la réponse est : aux laboratoires pharmaceutiques, évidemment.

 

 

(1) Substance qui agit sur l’organisme en modifiant le fonctionnement mental.

Entretien réalisé par L. M.

April 24

vous découvrez beltuner!

Coup de pouce aux copaiings!
 

 
Des Vosges natales à Paris, De L'iTalie au Québec,
 LA ROUTE EST BELLE...
 Beltuner est une invitation au ....voyage.
 
 

 

Points de ventes à Paris :
Aux Copains d'abord , rue Marie et Louise, 11eme.
FNAC Forum des Halles.
Au Bistrot des Deux Oies, rue Marie et Louise, 11eme.
A la boutique PARIS-ACCORDEON, 80 rue Daguerre, 14eme
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Le site:
 
 
 
 

LA MUSICOTHERAPIE

 
 
"Au commencement était le souffle, le verbe ». Depuis l'origine de l'humanité le son accompagne l'histoire de l'homme.

D'après les Égyptiens, le dieu Thot avait crée le monde en poussant un grand cri. Nous avons des textes (la Bible), des mythes (Orphée, hermes…) qui soulignent le rôle joué par la musique dans l'histoire de l'humanité. Dans l'ancien testament, Jericho est détruit par le bruit des trompettes.

Chez les grecs la musique détient certaines propriétés qui influençaient les humeurs.
L'utilisation de la musique dans des cérémonies ou à des fins curatives existe dans toutes les sociétés. Son
utilisation thérapeutique a été évoqué de tout temps avec plus ou moins d'ignorance.
 
La musicothérapie est définie comme l'utilisation des éléments de la musique (rythme, son mélodie, harmonie), la musique elle même, afin d'ouvrir des canaux de communications chez la personne accompagnée.

La musicothérapie agit au niveau du non verbal afin de s'approcher de la communication verbale, intentionnelle et consciente."
 
poursuivre la lecture ici:
 
 
 
April 23

Médias

! Ajouts de nouveaux liens !
 

 
 
L' OBSERVATOIRE  FRANçAIS  DES MEDIAS:
 
 

L’Observatoire français des médias a été créé le 24 septembre 2003.

Il est affilié à l’Observatoire international des médias, lancé au Forum social de Porto Alegre en janvier 2002, et officiellement créé le 23 janvier 2003 à Paris.

L’Observatoire international des médias est né du constat que les médias n’assuraient plus leur rôle de contre-pouvoir dans la mesure où le système médiatique est à la fois un acteur (par la concentration croissante qui le caractérise) et un vecteur de la mondialisation néo-libérale.

 

 


 
 
 

Action Critique Medias

http://www.acrimed.org/

 

Action-CRItique-MEDias [Acrimed]. Née du mouvement social de 1995, l' association, pour remplir les fonctions d’un observatoire des médias s’est constituée, depuis sa création en 1996, comme une association-carrefour. Elle réunit des journalistes et salariés des médias, des chercheurs et universitaires, des acteurs du mouvement social et des « usagers » des médias. Elle cherche à mettre en commun savoirs professionnels, savoirs théoriques et savoirs militants au service d’une critique indépendante, radicale et intransigeante.

 
 
 
March 17

EnTrEZ

ZOOM SUR:

la compagnie ARKETAL (Alpes Maritimes)

 

http://www.arketal.com/

 

 

 


 ZOOM SUR :

www.latruc.org

 

 


ZOOM SUR:

 

dIVINE qUINCAILLERIE 

 

http://www.divine-quincaillerie.com/

 

 


 

 

 Jules Franck Mondoloni's
 
 
 
" Je ne peux rien expliquer...
tout est dans la musique"
 
J. Coltrane
 
 
 
 

 

http://www.arnostern.com/

 

Introduction

 

la Formulation, phénomène universel

découvert et étudié par Arno Stern entre 1950 et 1980.

 

 

"L'humanité s'est toujours servi de signes tracés pour communiquer. Mais si l'image a permis d'entrer en communication avec d'autres, une fonction primaire de la trace est restée inconnue.

 

Lorsqu'elle n'est plus destinée aux autres - lorsqu'elle est libérée de la nécessité d'être comprise par un récepteur - la manifestation peut devenir Expression de la mémoire organique.

 

La faculté de tracer apparaît très tôt parmi les gestes du petit enfant. Les toutes premières traces sont tributaires des capacités motrices. Elles se développent ensuite selon un processus programmé - et non, comme certains l'ont pensé, grâce aux observations que l'enfant fait dans son environnement"

Escapade musicale

 

 

Vous avez un peu de temps....pourquoi 

 pas écouter ça :


 
 
 
 
 
Vous écoutez et regardez BELTUNER,
la route est belle, le son est beau !

 
 
 

 
Fred FriTh_ The Stones
 
 

 
 
MagMa_KobaÏA (extrait):
 
Magma_Stoah (kobaïa_extrait):
(real player requis)
 
 
 
 petit historique jazzistique
 
 
 
 
March 12

Coltrane

 

 

 

 http://www.johncoltrane.com/automat/swf/main.htm


 

 éVeIL MuSiCaL

 

 

    

http://trioorion.free.fr/struct.htm  

 

 

 

 

March 07

outch!

Pas de zéro de conduite pour les enfants

 de trois ans !

 
 
"Le gouvernement prépare actuellement un plan de prévention de la délinquance qui prône notamment une détection très précoce des « troubles comportementaux » chez l’enfant, censés annoncer un parcours vers la délinquance. Dans ce contexte la récente expertise de l'INSERM, qui préconise le dépistage du « trouble des conduites » chez l’enfant dès le plus jeune âge, prend un relief tout particulier.

Les professionnels sont invités à repérer des facteurs de risque prénataux et périnataux, génétiques, environnementaux et liés au tempérament et à la personnalité. Pour exemple sont évoqués à propos de jeunes enfants « des traits de caractère tels que la froideur affective, la tendance à la manipulation, le cynisme » et la notion « d'héritabilité [génétique] du trouble des conduites ». Le rapport insiste sur le dépistage à 36 mois des signes suivants : « indocilité, hétéroagressivité, faible contrôle émotionnel, impulsivité, indice de moralité bas », etc. Faudra-t-il aller dénicher à la crèche les voleurs de cubes ou les babilleurs mythomanes ?

Devant ces symptômes, les enfants dépistés seraient soumis à une batterie de tests élaborés sur la base des théories de neuropsychologie comportementaliste qui permettent de repérer toute déviance à une norme établie selon les critères de la littérature scientifique anglo-saxonne. Avec une telle approche déterministe et suivant un implacable principe de linéarité, le moindre geste, les premières bêtises d’enfant risquent d’être interprétés comme l’expression d’une personnalité pathologique qu’il conviendrait de neutraliser au plus vite par une série de mesures associant rééducation et psychothérapie. A partir de six ans, l’administration de médicaments, psychostimulants et thymorégulateurs devrait permettre de venir à bout des plus récalcitrants. L’application de ces recommandations n’engendrera-t-elle pas un formatage des comportements des enfants, n’induira-t-elle pas une forme de toxicomanie infantile, sans parler de l’encombrement des structures de soin chargées de traiter toutes les sociopathies ? L’expertise de l’INSERM, en médicalisant à l’extrême des phénomènes d’ordre éducatif, psychologique et social, entretient la confusion entre malaise social et souffrance psychique, voire maladie héréditaire.

En stigmatisant comme pathologique toute manifestation vive d’opposition inhérente au développement psychique de l’enfant, en isolant les symptômes de leur signification dans le parcours de chacun, en les considérant comme facteurs prédictifs de délinquance, l’abord du développement singulier de l’être humain est nié et la pensée soignante robotisée.
Au contraire, plutôt que de tenter le dressage ou le rabotage des comportements, il convient de reconnaître la souffrance psychique de certains enfants à travers leur subjectivité naissante et de leur permettre de bénéficier d’une palette thérapeutique la plus variée.
Pour autant, tous les enfants n’en relèvent pas et les réponses aux problèmes de comportement se situent bien souvent dans le domaine éducatif, pédagogique ou social.

Cette expertise INSERM intervient précisément au moment où plusieurs rapports sont rendus publics au sujet de la prévention de la délinquance. On y lit notamment des propositions visant à dépister dès les trois premières années de leur vie les enfants dont l’« instabilité émotionnelle (impulsivité, intolérance aux frustrations, non maîtrise de notre langue) [va] engendrer cette violence et venir alimenter les faits de délinquance ». On assiste dès lors, sous couvert de « caution scientifique », à la tentative d’instrumentalisation des pratiques de soins dans le champ pédopsychiatrique à des fins de sécurité et d’ordre public. Le risque de dérive est patent : la détection systématique d’enfants « agités » dans les crèches, les écoles maternelles, au prétexte d’endiguer leur délinquance future, pourrait transformer ces établissements de lieux d’accueil ou d’éducation en lieux de traque aux yeux des parents, mettant en péril leur vocation sociale et le concept-même de prévention.

Professionnels, parents, citoyens, dans le champ de la santé, de l’enfance, de l’éducation, etc. :
- Nous nous élevons contre les risques de dérives des pratiques de soins, notamment psychiques, vers des fins normatives et de contrôle social.
- Nous refusons la médicalisation ou la psychiatrisation de toute manifestation de mal-être social.
- Nous nous engageons à préserver dans nos pratiques professionnelles et sociales la pluralité des approches dans les domaines médical, psychologique, social, éducatif… vis-à-vis des difficultés des enfants en prenant en compte la singularité de chacun au sein de son environnement.
- Nous en appelons à un débat démocratique sur la prévention, la protection et les soins prodigués aux enfants, dans un esprit de clarté quant aux fonctions des divers acteurs du champ social (santé, éducation, justice…) et quant aux interrelations entre ces acteurs."
 
 
 
 signer la pétition sur la page suivante :
 

 
 
ZOOM SUR
 
 
 

Portail de groupe et musiciens indépendants

 
February 27

SnoEzeHEIN ? SNOeZeLEn!


 

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Lors de mon dernier stage dans le cadre de ma formation d'éduc j'ai été amenée à experimenter un espace nommé "snoezelen" dans l'accompagnement des enfants polyhandicapés.

 

 

Cette experience a profondément modifié ma façon de ressentir et de considérer l'espace, même dans mon chez moi Snoezelen est entré!

 

 

C'est pour cette raison que j'ai eu envie de vous le présenter aujourd'hui en complément des photos de mon album snoezelen.

 

 

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LE CONCEPT SNOEZELEN 

Les R-EVEILS SENSORIELS

 

Pour aider à SENTIR, SE CONSTRUIRE,

CREER et COMMUNIQUER

 

 

                                         

 

 

"Le concept SNOEZELEN vient de Hollande. Deux psychologues en ont été les initiateursSurtout développé en Grande Bretagne, les implantations françaises datent du début des années 1990.

 

En effet, il a été présenté en France pour la première fois en 1989, lors du colloque “les enfants, les adultes polyhandicapés, qui sont-ils” tenu à l’UNESCO à l’initiative de l’A. P. F.

 

En 1991, Annie et François JACQUEMOT, forts de leurs pratiques et expériences dans le champ de la musicothérapie (qu’ils développent depuis 1978), ont conçu une formation spécifique voulant répondre aux besoins essentiels des personnes en état de dépendance. Tous deux sont auteurs de plusieurs articles et communications, et ont introduit les formations au concept SNOEZELEN en FRANCE dès 1991

 

Depuis, trois congrès mondiaux ont réunis les praticiens de SNOEZELEN. En 1997 en Angleterre, suivi de l’Allemagne en 1998, et aux Etats-Unis en 2000.

 

                                 

       

              

           A QUI s’ADRESSE SNOEZELEN ?

 

 

Tout d’abord indiquée dans l’accompagnement des personnes polyhandicapées (enfants et adultes), cette recherche s’ouvre à présent à des publics divers (psychogériatrie, maisons de retraite, etc…) augmentant ainsi la palette des indications.

 

Tout le monde peut être “touché” par les propositions contenues dans la démarche. Enfant, adulte, personne âgée, sujet en fin de vie, personnes atteintes de démences (altzheimer...) etc..., et il convient de savoir que SNOEZELEN N’EST PAS UNE METHODE, mais bien plutôt une approche philosophique de la personne en état de dépendance.

 

Le terme “SNOEZELEN” n’est pas précisément un terme à consonance scientifique. C’est sans doute une des raisons des difficultés qu’il rencontre pour entrer dans le champ des propositions des “soins de santé”.

 

 

Il s’agit de la contraction de deux mots néerlandais qui signifient :

 

RENIFLER pour “snuffelen”

 

SOMNOLER pour “doezelen”

 

 

 

 

Dans l’esprit des auteurs, ces mots suggèrent une sensation indéfinissable de langueur.

 

C’est de cet état de langueur, dans lequel les excitations sensori-motrices habituelles se transforment, où les enjeux d’acquisition cognitives ou de performances corporelles et fonctionnelles sont absents, que le sujet va pouvoir laisser émerger une relation au monde différente, faite d’éprouvés et de sensations corporels, d’émois, de communication et de créativité, sans qu’il soit question d’enjeux d’apprentissage ou de performances.

 

Si SNOEZELEN consiste en la proposition d’expériences sensorielles variées, vécues dans une atmosphère de confiance et de détente, favorisant la stimulation des sens primaires, c’est aussi un lieu qui devient un lieu de convivialité, de respect mutuel, d’écoute, car on peut “ne rien faire” dans SNOEZELEN, rien d’autre qu’accompagner, rassurer de sa présence, réchauffer de son corps, respirer avec...

 

Espace de révélation et de potentialisation, il montre combien et comment les choses parfois simples peuvent être importantes pour ces personnes qui par ailleurs ne peuvent s’investir dans une activité gratifiante.

 

Enfin, ce peut être un lieu de connaissance et de valorisation, dans ce qu’il permet de découverte de signes expressifs singuliers du sujet accompagné.

               

Les PREALABLES 

en vue de poser quelques jalons avec

les professionnels qui s'engagent dans l'espace snoezelen

 

 

La formation insiste sur le fait qu'il s'agit d'aller à la rencontre des personnes qui, par la gravité de leur handicap physique ou psychique, semblent avoir perdu ou ne jamais avoir trouvé le contact et le plaisir avec le monde extérieur. (dans les cas de polyhandicap). D'autres indications peuvent être posées, qu'elles soient orientées vers les enfants rencontrant des troubles du comportement, des adultes malades mentaux, des personnes âgées dépendantes ou en maisons de retraite.

 

Nous nous engageons, dans le cadre des recherches de moyens que chacun des professionnels se doit d'effectuer, à donner à ces personnes, utilisatrices de nos services, l'occasion, dans un ESPACE ATTRAYANT

 

   d'explorer le monde à leur rythme

   de découvrir et d'expérimenter des sensations nouvelles, de tenter "l'expérience de l'expérience", le vécu corporel, l'ancrage de sensations, étant à la base de la construction de soi et de toute rencontre avec autrui

   de les aider à dépasser un peu leurs frustrations et leurs souffrances, qui les fixent souvent à leur handicap, afin qu'elles puissent investir leur corps autrement, s'ouvrir davantage à eux-mêmes et aux autres, dans une relation de plaisir en appelant au désir ou "au désir de désir"

   de trouver un moment de confort, de bien-être en présence d'autrui

   de se sentir moins menacées dans la rencontre avec le monde extérieur

 

cette démarche nécessite d'être soi-même dans un état de disponibilité et d'écoute, qui permette d'accueillir le moindre signe de l'autre dans une grande proximité corporelle et psychique (dimension gestaltique, physique, affective, émotionnelle)

 

pour certains résidants, un travail individuel (relation duelle) de corps à corps sera propice ; pour d'autres, il s'agira de créer toutes les conditions qui puissent les ouvrir et les toucher par l'ambiance sensorielle de cet espace et par toutes les découvertes possibles."

 

 

 

 

pour aller plus loin :

 http://www.la-forge-formation.com.fr/snoezelen.htm

 

 

February 21

BONOBO, mon frère

 
 

"Non, l'homme ne descend pas du singe... il est simplement un singe, et plus précisément un grand singe...

Carl Linné puis Charles Darwin, en leurs temps, en avaient déjà choqué plus d'un en plaçant l'homme dans le règne animal. Ils étaient arrivés à cette conclusion à partir de l'étude des morphologies humaines et simiesques.

L'anthropologie puis la génétique ont depuis apporté les preuves scientifiques de cette évolution à partir d'un ancêtre commun. "
 
Hélas, le bonobo, comme ses cousins grands singes, est en voie d'extinction (oué, à part l'homme...quoique...)
 
 
 

 
signer la pétition:
 
 
 
 

 
 
 
 
Les grands singes

 

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...

 

Faites un tour dans la liste vidéos pour prendre contact avec les Bonobos...

 

 

February 19

...

February 14

En ce jour de valentinades ....

 

de la vie à deux......

 

Vous êtes nés ensemble, et ensemble vous serez pour toujours.


(...)

 


Mais laissez l'espace entrer au sein de votre union.
Et que les vents du ciel dansent entre vous.

Aimez-vous l'un l'autre, mais ne faites pas de l'amour une chaîne.


Laissez le plutôt être une mer dansant entre les rivages de vos âmes.


Emplissez chacun la coupe de l'autre, mais ne buvez pas à la même coupe.


Donnez à l'autre de votre pain, mais ne mangez pas de la même miche.


Chantez et dansez ensemble et soyez joyeux, mais laissez chacun de vous être seul.


De même que les cordes du luth sont seules pendant qu'elles vibrent de la même harmonie.

Donnez vos cœurs, mais pas à la garde l'un de l'autre.
Car seule la main de la Vie peut contenir vos cœurs.


Et tenez-vous ensemble, mais pas trop proches non plus :
Car les piliers du temple se tiennent à distance,
Et le chêne et le cyprès ne croissent pas à l'ombre l'un de l'autre.

 

K. Gibran

 

 

 Du Bonheur pour les yeux

February 04

La formation des travailleurs sociaux


Texte rédigé et lu par le Mouvement des Etudiants pour le Travail Social:
 

 
 
 
 
 

l’éthique du travailleur social

parce que nous avons des valeurs à défendre
 
 

Qu’attendons-nous de nos formations ? Lorsque nous entrons en formation, la tentation est grande d’attendre que l’on nous transmette un savoir sur des méthodes, des « recettes » rassurantes qui nous conduiraient à une pratique professionnelle à moindre risque, avec une efficacité optimale. Ce qui apparaît peu à peu au contraire, c’est l’importance d’un travail d’élaboration, et de pensée critique, colonne vertébrale de notre formation où nous construisons notre système de valeurs. Cette réflexion s’opère au travers d’échanges qui se nourrissent de va et viens perpétuels entre une pratique sur le terrain et la formation. Cette première ossature nous assure d’un savoir : il n’y a pas de méthodes prêtes à être plaquées. Nos professions ont à faire à l’humain et se pratiquent au cas par cas, dans le respect de la singularité des personnes que nous accompagnons. En tant que lieu d’élaboration et de réflexion sur nos pratiques professionnelles, notre structure de formation se doit de fonctionner sur un modèle cohérent avec celui du travail social.

 

Le travail social est au carrefour de plusieurs disciplines, il se développe en son sein une déontologie qui selon le Conseil Supérieur du Travail Social se définit comme « la science des devoirs professionnels qui inscrit la personne dans un collectif de référence. » et qui « traduit la quête d’identité et la demande de repères des travailleurs sociaux ». Si la déontologie est nécessaire, elle ne peut se dispenser d’un questionnement sur le sens du travail social. C’est là qu’il convient d’affirmer l’importance de l’éthique, en tant que « questionnement personnel sur la pratique ». Une réflexion sur le « pourquoi » de nos pratiques et leurs conséquences. Les encadrants et les gestionnaires des institutions et centres de formation ne sauraient être dispensés de la dimension de l’éthique et d’un questionnement permanent dans la mesure où ils doivent être garants de la philosophie portée par l’institution et donc de la pratique professionnelle qui s’y exerce.

 

Ce que nous refusons dans l’évolution actuelle, c’est l’introduction d’une logique marchande, et l’accumulation de dérives, l’une des conditions préalable à la transformation profonde du champ de l’action sociale. Nous prendrons pour étayer ce point l’exemple de la tranversalité dans la formation et de la réforme des diplômes Qu’en est-il lorsque derrière le terme de transversalité, on entend une concentration des centres de formation, une mise en commun des unités de formation qui sacrifie les échanges entre étudiants et formateurs et entre étudiants, et qui sacrifie la réflexion sur les pratiques professionnelles au profit d’une approche centrée sur la technicité, un nivellement par le bas des conditions de formation et une disparition progressive de chaque profession du social ? Nous défendons derrière la tranversalité des temps de partage, d’échanges éclairés par les spécificités de chacun. La tranversalité comme source d’enrichissement, et non pas comme un affadissement et une dilution des formations. Qu’en est-il également quand la réforme des diplômes s’engage vers un « saucissonage » des formations, qui limite nos professions à une accumulation de compétences techniques, au détriment d’une approche plus globale, à la croisée de différentes disciplines, favorisant ainsi la réflexion et le regard critique sur nos pratiques ?

 

Il nous semble fondamental d’affirmer l’importance d’une formation qui engage notre responsabilité subjective, une formation qui engage à nous interroger sur les raisons et les conséquences de nos pratiques, une formation qui nous engage à théoriser nos réflexions et à les partager.

 

Voilà ce que nous espérons pouvoir continuer à apprendre dans nos formations. Ne pas savoir « comment » on fait mais ce que l’on fait et les conséquences que cela implique.


 

Voir aussi: 

Ethique et travail social : l’Homme en question

Corinne Daubigny 

 

http://www.psychasoc.com/article.php?ID=307

 

 

January 27

Franz et le chef d'orchestre

     
 
 
 
pour voir des extraits vidéos:
 
 
 
 

Humeur du Jour d'une éDucOchomdU

 
 
 
 

On ne va jamais si loin que lorsque l'on ne sait pas

où l'on va....

 

 

   
January 19

L' ARTICLE DU JOUR

 

L' ENNUI

 

 

" Les vieux démons réapparaissent lorsque nous n’y attendons plus.  Ils retiennent nos élans de vie, interdissent l’expression de notre envie, de notre amour, de notre inventivité et peuvent même nuire à notre santé.

 

Il faut les détecter afin de ne plus avoir à les craindre. Nous avons besoin de savoir quand et comment, dans notre enfance, est apparue cette tristesse qui nous empêchait d’agir. Nous sommes ce que nous pensons ! "

 

http://www.psychasoc.com/article.php?ID=305

 

 

 


JoUeR:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

January 17

EDUQUÂT QUOI ? EDUCATEURS !

 

 

http://www.psychasoc.com/article.php?ID=303

 


 

 

 

 

 

 

                     

 

 

http://www.place-publique.fr/

 


 

 

 

 

 

 

November 21

...

Vous écoutez .... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous y voilà...alors je me joint au consensus planétaire pour vous

souhaiter à tous une bonne année.

 

Le foie fatigué, le coeur emballé par l'amour partagé en famille,entre amis,

entre humains, par les échanges intarrissables de musique, , par la quête inachevée qui percute pour renaitre enfin apaisée,  par le désir de connaitre..

 

Nouvelle année...

Il y a au moins un jour où l'humanité prend son envol,

 c'est beau

 mais  lors des 364 autres, 

ne pouvons-nous pas agir? 

 

allez un pt'it cadeau de bonne année:

 

http://www.lejo.nu/accordeon.html

 

 

 

 

 

Bonne visite à vous tous ...

 


 

 

Image hébérgée par hiboox.com

 

 

 


 

2OO6...enfin plus fraternelle? 

 

A tous ceux  pour qui les valeurs de liberté, de fraternité et d’égalité prennent tout leur sens au quotidien.

 

Les rendez-vous de fin d’année sont aussi des rendez-vous de la fraternité. Ce n’est pas  seulement  une devise , mais d’abord une compétence à  exercer  en ensemble

 

 Auteur : Anicette DANIEL éducatrice, auteur d’ouvrages « apprendre à exercer les libertés, «initiation  au droit pour enfants » éditions l’Harmattan  de « petites violences ordinaires » en cours de publication et de nombreux  articles pour  la revue Lien Social.

 

 

Il est  une   compétence particulière  qui ne s’apprend   pas à l’université, encore moins  dans des livres.  Elle ne peut se   révéler  qu’en  autorisant  l’écoute, en  se laissant écouter pour accéder peut-être à une   rencontre d’exception. Pour cela, le silence est un outil précieux  de préparation à cette  disponibilité toujours   extra- ordinaire. Il renvoie chacun au   travail long et délicat,  lent, fastidieux, souvent  douloureux que l’on fait sur soi-même pour améliorer son attention à ce que peut bien vouloir dire l’autre. Ce silence est   à la rencontre ce que   le blanc est  en  peinture, le contraire d’un espace laissé vide, une couleur à part entière toujours présente pour affiner les nuances. Quand on ne l’a pas vécu, les mots ne suffisent pas pour en communiquer la portée.

 

 

Cette compétence si singulière ne s’enseigne pas en théories. Il n’existe aucun certificat qui puisse  en attester. Les personnes qui ont subi tant  d’épreuves  pour survivre  savent la percevoir entre toutes. Elle appartient aux plus grands d’entre nous, ouvriers d’humanité.,  maîtres artisans  de cette entreprise unique. Il faut le faire savoir à tous ceux   qui  donnent la nausée pour  tout  le  mépris qu’ils dégagent dans leur posture raidie, glaçante, leur regard de dédain, sans le moindre respect des autres   qu’ils    dépouillent   parfois scandaleusement  de  la dignité à la quelle tout le monde a droit, à ceux là qui vous qui laissent  sans voix, sans mot, sans commentaires.

 

Qu’est ce  que   cette  aptitude que je situe  en haut de l’échelle et si difficile à atteindre, si ce n’est  d’apprendre à  respecter le matériau, façonner    pierre après pierre, avec persévérance,  un édifice   commun ! Elle est en effet  exceptionnelle par son investissement dans le   souci permanent   de l’autre, sa capacité au dépassement de soi., sa capacité à  encourager chacun  à trouver  par lui-même comment tailler « sa pierre ». Elle est hors du commun par son énergie à  communiquer assez de forces afin d’ élever l’édifice. Cette  qualité se reconnaît enfin  par sa  puissance à   promouvoir  des valeurs de respect et  de dignité au sein de notre   appartenance au  genre humain

Toute la grandeur   d’une telle référence réside, non dans  un diplôme obtenu on ne sait comment, dans  une   spécialité  inscrite à l’ordre,   mais dans  l’humilité à exercer sa tâche, sa mission, son métier sans ébruiter plus qu’il ne faut les avancées des travaux.

 

 Une pierre seule, même  bien taillée, apportée à l’édifice n’a jamais représenté l’édifice tout entier. Certains sont tellement minés  d’orgueil, débordés par principe  sur  le sujet, qu’ils fabriquent bien plus  un mur, celui de  la  méfiance, du rejet, de la haine   et  du mépris qui pourraient  bien, en continuant ainsi anéantir tous    les efforts des autres. Nous  devrions savoir depuis longtemps  que  le Palais  n’est jamais bâti, sauf  provisoirement parfois.

 Les plus grands ne sont jamais dans la lumière. Nous devrions plus souvent leur dire toute notre gratitude, pour  savoir  nous aider à grandir en humanité, la seule finalité  qui vaille en  reconnaissance.

 

La  carte de visite,  affichée   comme une médaille de guerre,  n’a jamais remplacé cette   compétence. Elle   produit    de l’étroitesse d’esprit malheureusement  bien souvent,  fabrique   de  minables    spécialistes bourrés de  certitudes qui nous  assomment   de « prêts à croire », le tout enveloppé de formules pimpantes qui relèguent les interlocuteurs à l’état d’objets dépossédés de la   seule  vraie  richesse, la subjectivité de l’homme pensant. Ces médaillés en toc  se   servent de nous comme en supermarché, pour produire du  prétexte dans le seul but d’exproprier  notre travail  jusqu’à  confisquer le respect qu’ils nous   doivent. Petits contre- maîtres égarés   dans la médiocrité, ils se prendraient presque  pour de  grands Maîtres de l’Univers. Alors  il vaut mieux  faire preuve de grande prudence  en les croisant car ce sont des incapables en empathie.

 

On   ne doit pas traiter des affaires humaines comme on traite une question  statistique ou comptable. Combien n’hésitent plus à se cacher derrière des additions,  à déserter   la place de la République pour se laisser emporter par le chant des sirènes les invitant à  rejoindre eux aussi  les zones commerciales.

 

 La véritable notoriété en humanité  ne s’affiche pas et n’a pas besoin de décorum Les plus grands ont toujours été les plus discrets, les plus humbles, concentrés sur  leur recherche  pour  faire progresser l’humanité au jour le jour,  proposant simplement leur  façon d’être, leur combativité au service de leurs  semblables  autant que d’eux-mêmes, capables de transcender les  différences, de confronter les idées,  d’échanger pendant que  les petits s’affrontent et distillent  de la  stérilité.

 

La fraternité n’est pas une devise monnayable.

 

Elle  se vit, se ressent, se construit pas à pas par l’expérience, l’expérimentation, le tâtonnement, les erreurs, les remises en cause. Elle fait appel à  l’intelligence, à  l’esprit et au  cœur  de chacun pour s’inscrire,  de la place qu’on  occupe, dans  ce processus d’humanisation qui ne s’achève jamais. Peut-on espérer atteindre un jour  cette compétence si importante ? En ce qui me concerne, je pense encore qu’il ne faut jamais désespérer  d’ y parvenir malgré le Monde tel qu’il est, car l’enjeu en vaut la chandelle. 

 

Anicette DANIEL le 20 décembre 2005

 


 

 

 http://www.lejo.nu/

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

"Une personne compatissante, voyant un papillon lutter

 pour se libérer de son cocon, et voulant l'aider,

 écarta avec beaucoup de douceur les filaments

 pour dégager une ouverture.

Le papillon libéré sortit du cocon et battit des ailes

mais ne put s'envoler.

 

Ce qu'ignorait cette personne compatissante,

c'est que c'est seulement au travers du combat pour la naissance

que les ailes peuvent devenir suffisamment fortes pour l'envol.

Sa vie raccourcie, il la passa à terre,

jamais il ne connut la liberté,

jamais il ne vécut réellement "

 

Ruth Stansford

 


 

 

METAPHORE

 

Voyages et rencontres…

 

 

                                    « Il est des douleurs qui ont perdu la mémoire

Et qui ne se souviennent pas pourquoi elles sont douleurs. »

A. Porchia

 

 

         Amare : une vieille racine latine d’une famille de mots desquels nous tirons nombres de chansons, d’histoires ou de querelles.

 

Amare : aimer qui donne amour, amitié – aimer…l’autre, lui attribuer ce que l’on suppose mais  qui n’est pas.

 

De cette question en viennent d’autres…

Et puis vient se glisser sans aucun doute à mon insu, un même mot : amarre.

 

         Il est des rapprochements phonétiques intéressant si tant est que l’on en accepte les tortueux chemins.

 

L’idée est lancée.

 

 

                  Le lien entre ce verbe et cet objet viendrait à point nommé pour parler de l’acte éducatif, de la relation (relier) éducative.

Les amarres sont ces cordes qui viennent faire tenir les bateaux contre des quais ou autres pontons.

 

         Les bateaux viennent se ravitailler, se faire réparer, charger leurs cales ou les décharger. Ensuite, ils repartent pour de plus ou moins longues traversées.

Descendre une rivière, la remonter. Traverser un détroit, un océan ou faire le tour du monde…Ils s’en vont et reviennent…ou pas.

 

         Les ports d’attaches eux, sont là, ils ne bougent pas à moins qu’un raz de marée ne soit venu réduire à néant ce lieu où chacun peut venir s’arrêter.

 

         Ne serions pas nous pauvres fous d’éducateur que nous sommes, seulement comme ces quais qui semblent toujours attendrent les petites barques nerveuses, les plus jolis voiliers ou les vieux paquebots abîmés par le temps les voyages et les tempêtes.

Ne sommes nous pas là tous simplement comme tous les autres humains à dispositions de ceux-ci pour que chacun viennent s’amarrer à nos quais ?

 

 

         La vie serait l’océan, la mer…

 

C’est parce que nous quittons le tumulte de la vie pour nous amarrer quelque part que nous pouvons survivre…

C’est parce que nous pouvons détacher nos amarres pour affronter un ailleurs que nous pouvons vivre…

 

         Si la mer symbolisait la vie et les routes empruntées découvertes par nos aînés qui suivaient les étoiles

Si la mer était le passage entre deux rencontres.

Si la mer était la vie tel l’entre-deux, l’antre d’eux…

                  Nous aurions besoin de ces lieux, temps comme des respirations nécessaires.

 

Si, par malheur la mer était cette mère, toute entière, suffisante, enveloppante où l’enfant risque de se noyer et d’y perdre la vie ou le sens des trajectoires.

 

Si l’enfant se perdait dans cette mère inconsciente de ce qu’elle engendre s’imaginant comme pour faire valoir le sens même de sa vie qu’elle peut être tout…La vie et les rencontres.

 

         Les rencontres seraient impossible, les entre-deux inexistants et pas d’étoiles pour montrer le chemin.

 

 

 

         Comment accueillir la petite barque nerveuse  qui revient d’une longue traversée éprouvante ?

 

Faut-il avoir chercher soi-même un espace possible chez un autre que soi pour s’y amarrer ?

 

Faut-il avoir été perdu au milieu de l’océan à la recherche d’un lien solide, qui nous reliera à un bout de terre ferme où nous pouvons nous reposer ?

         Le travail de l’éducateur est peut être là. Sûr de pouvoir proposer un attachement sincère, a toutes épreuves et sans attente d’aucun retour.

Il est le point d’ancrage dans le temps, l’espace sans savoir si ce qu’il donne aura un effet, sans penser qu’il peut guérir ou réparer, il est là.

 

         L’éducateur devra savoir qu’il sera soumis à de rudes tensions, qu’il pourra verser des larmes de tristesse, de joie ou de fatigue.

Il verra ses amarres s’emmêler, il en perdra son latin, voudra comprendre…

 

         Chacun des soubresauts de celui qu’il accueille le fera vaciller. Cela le rendra plus humain encore.

Il doutera de tout, il serra empêtré dans un sac de nœud, verra la fin de l’histoire et pendant ce temps là, la petite barque venue chercher on ne sait trop quoi au fond aura trouvé.

Le départ sera peut être dur.

Le plus grand réconfort n’est il pas de voir voguer un petit bateau vers le grand large sachant qu’il peut revenir ?

 

 Les amarres qui seront faites pour empêcher tout départ, tels des sacs de nœuds impossibles à démêler, celles qui seront trop fragile pour sécuriser et celles encore qui seront tendues contre attente d’un paiement impensable n’auront pour effet seulement de briser, faire fuir toutes embarcations venues malencontreusement y trouver refuge…

 

  Au détour de la vie, je pose mes valises toujours dans le même port, celui-là qui me propose avec retenue de me retenir. Chaleureux, rassurant, il m’extirpe des chemins les plus risqués où j’ai failli me perdre tout entier et y perdre la vie.

Lieu de repos, d’amour…je puis m’y amarrer aussi longtemps que je le souhaite.

 

         Il existe aussi une petite île où je m’arrête pour peu de temps, régulièrement. C’est un banc de sable, une bouée…ce dont j’ai besoin.

 

         Puis une multitude d’endroits plus ou moins rassurant où je peux m’amarrer. Parfois c’est une erreur et parfois non.

 

 Je connais des éducateurs dans un tout petit coin de campagne qui offrent à des enfants perdus un endroit où la vie est possible.

 

On peut y tisser des liens repartir, revenir sachant que l’on y sera accueilli tel que l’on est avec son histoire et ses soucis.

 

Les enfants n’y sont pas réduits à ce qu’ils nous montrent d’eux-mêmes, des déchets, pour qui il n’y aurait plus rien à faire.

 

Les histoires familiales les ayant parfois inscrits comme mauvais, réceptacles de toutes les douleurs de parents maltraîtants.

 

         Dans cette vieille bâtisse au milieu des marais il fait parfois bon s’y échouer…pour être remis à flots.

 

Amarrer… du rêve à la réalité.

 

 

                                 Emmanuel PINARD

 

 


 

 

 

 S'ils passent près de vous, allez y !!!!!!!

 

 

 

http://www.poumtchack.com

 

 

 


 

 

 

Co évolution...

 

 

 

"Apprenez nous l'enthousiasme Enseignez nous l'étonnement de découvrir. N'apportez pas seulement vos réponses. Réveillez nos questions, Accueillez surtout nos interrogations. Appelez nous à respecter la vie.

 

Apprenez nous à échanger, à partager, à dialoguer. Enseignez nous les possibles de la mise en commun. N'apportez pas seulement votre savoir. Réveillez notre faim d'être, Accueillez nos contradictions et nos tâtonnements. Appelez nous à grandir à la vie.

 

Apprenez nous le meilleur de nous-même. Enseignez nous à regarder, à explorer, à toucher l'indicible.

N'apportez pas seulement votre savoir faire. Réveillez en nous le goût de l'engagement.

Accueillez notre créativité pour baliser un devenir. Appelez nous à enrichir la vie.

 

Apprenez nous la rencontre avec le monde, Enseignez nous à entendre au-delà des apparences. N'apportez pas seulement de la cohérence et des bribes de vérités, Éveillez en nous la quête du sens. Accueillez nos errances et nos maladresses. Appelez nous à entrer dans une vie plus ardente.

 

Il y a une urgence vitale."

 

Par intérim Jacques Salomé, pour un printemps à venir

 

  

 

 

 


 

 

              

 
 Quand les mots blessent...

 

 


Il est rare que les parents entendent VRAIMENT ce qu’ils disent. Nos paroles manquent de cohérence. Pire, elles sont trop souvent blessantes, parfois même traumatisantes pour un enfant qui prend les mots au pied de la lettre. Denis Donovan, spécialiste de la communication parents-enfants, nous énumère les travers à éviter :

 


- Ne pas faire correspondre les paroles aux intentions :
Quand on dit à un enfant : " est-ce que tu vas t’arrêter ? ", ce n’est pas dire arrête toi. Dans un cas, vous posez une question sur une intention, dans l’autre vous communiquez votre désir : l’arrêt d’une action.

- Transmettre une émotion comme seul message :
" Quand vous punissez dans un accès de colère, l’enfant se focalise avant tout sur votre colère - explique le pédopsychiatre. Or, chaque fois que l’enfant vit ce déplacement du centre d’intérêt, vous concentrez sur vous-même toute son attention, et non sur le comportement que vous essayez de modifier ".

- Dépersonnaliser l’enfant :
" Nous avons bien travaillé ", " Nous avons été à l’anniversaire d’un tel "… Le nous collectif, très souvent employé par les parents, a tendance à dépersonnaliser l’enfant qui lutte pour exister en tant qu’individu ! Attention à ne pas nier l’iden
tité propre de votre enfant !
 
 
 

Les parents étouffent aussi trop souvent les sentiments de leurs enfants par des phrases apparemment anodines, du type " c’est ridicule, d’avoir peur ", " tu ne devrais pas être triste "... Et comme le souligne la psychologue Anne Bacus : " les sentiments des enfants ont le droit d’être exprimés et doivent être respectés ".

- Donner des étiquettes ou des jugements définitifs :
" Tu es méchant ", " Tu es un paresseux "… sont autant de jugements définitifs prononcés au quotidien par des parents qui ne mesurent pas assez l’impact de leurs discours. Or, les mots peuvent faire très mal, comme l’explique la psychologue Anne Bacus : " les étiquettes appliquées à l’enfant sont toujours déconseillées. L’enfant va avoir tendance à s’y conformer (pourquoi essayer de changer, puisque de toute façon je suis comme ça ?) ".

 


-
Culpabiliser l’enfant :
" Tu me rends malade ", "Tu me rends folle "… Ces formules ont toutes une portée culpabilisante pour les enfants qui, encore une fois, prennent les mots au pied de la lettre. Ayez toujours en tête que votre enfant est une… petite personne et non un adulte ! Il n’a pas toujours les armes pour décrypter vos messages.
 
 
 
 

Eric Vidoni,http://www.artweb-market.com/vidoni_eric.htm

 

 

Banlieues : les lieux du bannissement.

 

« Si vous ne croyez pas à la science-fiction, c’est bien sur que vous n’avez jamais vécu en banlieue » Maurice G. Dantec, in Villa vortex.

 

Banlieue : lien de bannissement , situé à une lieue d’éloignement de la cité. No man’s land (terre sans homme)

Les banlieues flambent ; les explications de l’embrasement aussi. Selon les retours de flamme, la faillite des banlieues, c’est la faute (dans le désordre) : du logement, de l’emploi, l’immigration, la sécurité, l’éducation, la vie quotidienne, le modèle social français. 7 causes comme au jeu des 7 familles, c’est en tout cas ce que résumait le Figaro du 9 novembre. La question, c’est qu’on a beau s’attaquer à des remèdes sur ces 7 plans, rien n’y fait. Qu’on tire à droite ou qu’on porte à gauche.

 

On savait bien, ça se disait, que ça allait péter, mais on l’a pas vu venir ou on n’a pas voulu le voir. Chacun cherche des causes extérieures aux jeunes eux-mêmes. Les seuls mots pour les désigner, toujours de l’extérieur, échappés de la bouche d’un représentant du peuple : racaille , terme apparu au XII é siècle, « qui racle » et fait un  travail de bas étage ; et le soir-même : gangrène, membre pourri qu’il faut couper. Autres mots entendus dans d’autres bouches : vermine, rats… Autant d’explications qui visent une stigmatisation et une déqualification.

 

Que disent ces jeunes gens de ce qu’ils vivent, et y compris de leur propre violence ? Nul ne le sait. Personne ne le leur a demandé. Qui va se faire passeur de leur parole ?   Lorsqu’un certain ministre va soi-disant à la rencontre de la population, c’est pour se mettre en scène en vue d’une échéance électorale. La dite population sert de marche-pied, de faire-valoir, voire de décor : on tourne en live sous les sunlights. Quant aux journalistes ils ne recueillent que des bribes, des phrases et des images tronquées qu’ils enfilent comme des perles pour le journal de 20 heures.

 

Où sont les lieux d’écoute, les lieux d’adresse du malaise, du malheur ? Seuls les travailleurs sociaux pourraient tenir cette place de chambre d’écho et de passerelle vers les hautes sphères. Les tambours du Bronx battent depuis longtemps : personne ne les entend, que comme un écho lointain, voire folklorique. Où sont les clubs de prévention, les éducs de rue ? Deux éducs pour toute une cité, faut pas rigoler. Le travail social est une visée à long terme, pas dans l’urgence. Avec une hypothèse de base unique, clinique : ce qui ne peut se dire avec des mots se dit avec … des maux. Et ça fait mal !

 

 

Question subsidiaire : en quoi les centres de formation préparent-ils à ce travail de soutien, d’accueil, d’écoute, d’accompagnement au long cours ? Ce n’est pas un cours en amphi sur la sociologie urbaine, ou quelques statistiques sur le chômage ou la pénurie de logements, le tout agrémenté d’un témoignage d’une Régie de quartier qui peut permettre à de futurs travailleurs du social de soutenir cette place. Cette place à soutenir est, je le répète, clinique, au sens premier de rencontre de celui qui est en souffrance, là où il souffre. Elle s’instaure dans une relation de confiance et de « transfert »  avec les habitants d’un quartier et chaque habitant qui demande un soutien, un par un. C’est un travail sur le long terme, peu visible. Les résultats ne peuvent être quantifiés simplistement. Un travail où chaque sujet compte. Ça demande pas mal d’humilité.

 

Y aurait-il des cours d’humilité dans les centres de formation ? ça se saurait. ça s’apprend, ça ne s’enseigne pas, cette posture. Ça s’apprend comment ? Dans des espaces d’élaboration où l’on croise pratique et concepts pour la lire. Qu’en est-il dans les espaces de formation et sur le terrain de ces lieux d’élaboration ? Que font savoir les travailleurs sociaux de ce qu’ils vivent au quotidien ? Où écrivent-ils ce qu’ils font ? Où témoignent-ils de ce qu’ils savent à côtoyer à longueur d’année les plus démunis?

 

Si l’on prenait les choses par ce bout peut-être alors que les questions d’évaluation et de rendre-compte prendraient tout leur sens. Faute de ce retour on a beau jeu alors de faire peser l’incurie sur le politique. Tous, quelle que soit notre place, avons un engagement politique à tenir.

 

Joseph Rouzel, directeur de l’Institut Européen Psychanalyse et travail social. rouzel

www.psychasoc.com

November 20

ZOOM sur NosFell

 

 Nosfell en live et en image :

 

 http://labyala.nosfell.free.fr/photos/nosfellvideo.zip

 

 

 

 

 

c'est tellement plus vibrant en live:

 

http://www.infoconcert.com/html/artiste.php?id=25634&genre=0&when=0000-00-00&dep=0&page=1 (petits chanceux!)

 

November 03

Vous écoutez la vibration de Magma

 
 Pöhlö
 
 
Un extrait de K.A e chef d'oeuvre qui attendait d'être enregistré en entier
depuis plus de 30 ans
 
  

 
"La musique de Magma évoque un condensé d'influences classiques mêlant
Bartok, Stravinsky, Wagner, Carl Orff (Carmina Burana) à l'influence du jazz
décalé et novateur de John Coltrane (père spirituel de C. Vander), à la  
musique d'Europe centrale et au rock mais aussi à l'opéra.
 
Une musique passant de belles mélodies dépouillées jouées au piano  à des envolées électriques fulgurantes de métal en fusion et de machines implacables clouant les spectateurs aux sièges.
 
Musique grandiose, des morceaux de près d'une heure parfois, grandesfresques lyriques,  montée progressive vers un paroxysme, musique parfois répétitive jusqu'à la transe.
 
Les prémisses du drum' n' bass dans les années  75/76 (De Futura) - le duo basse/batterie a toujours été primordial dans cette musique. Musique de fusion, musique de rave, musique gothique, MAGMA a toujours été précurseur...
 
Une cour d'inconditionnels de tous horizons et de tous âges suit le groupe. De grands musiciens ont fait leurs vrais débuts dans MAGMA; pour n'en citer que quelques-uns : le guitariste Claude Engel, le bassiste Jannick Top, le violoniste Didier Lockwood, entré dans MAGMA à l'âge de 16 ans et auquel il doit le début de sa carrière internationale... "http://magma.fan.free.fr/intro.html
 
 
 

Pöhlö

 

 

 

Discographie:

 

http://www.zeuhl.info/Discographie/discographie.html

 

 


 

 TRois jours après les deux heures d'un autre concert de Magma voici un lien pour une présentation en vidéo de ce group mythique, mon shoot, mon tapis volant!

 
  
 
 
 
 
L'histoire de MAgma:
 
 

 

Le livre de Decaune dans son intégralité !


 

 Pöhlö


 

La formation de 1973: (photo du bas à gauche)

 

  Gérard Bikialo    (Louis Sarkissian)  Claude Olmos  

 Klaus Blasquiz   Jannick Top 

René Garber      Christian Vander    Michel Graillier

 

 kÖmar

 

La formation de 2005:  (photo de droite)

 

  

 Emmanuel Borghi et Frédéric d'Oelsnitz, claviers,

 

Stella Vander, Isabelle Feuillebois et Himiko Paganotti,  chanteuses

 

Antoine Paganotti, chanteur

 

 Ph. Bussonet,  bassiste

     

James MC Gaw,guitariste   

 

 Christian Vander batterie

 

 

 

 

October 31

OTIS

 
 
 

 
"Il est la vie, il est l'enfant
il est la nuit il est le chant
la mort n'est pas en lui
il me sourit il est vivant
OTIS

Comme un vaisseau dans l'océan
comme un vaisseau vers le néant tu voles
ta vie s'étire comme le plus beau sourire
oiseau d'argent au firmament
OTIS

Et dans ta nuit les yeux blessés
tu vois Memphis illuminé
résonne encore le cri
résonne Otis, le cris est né
réveille toi OTIS"

Christian Vander
 
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